Signature du protocole départemental de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
Signature du protocole de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes en 44

L’État et le Département agissent avec détermination aux côtés de leurs partenaires pour faire reculer les violences faites aux femmes et mieux protéger et accompagner les victimes. Des progrès considérables ont été réalisés grâce aux plans nationaux successifs et à l’engagement des acteurs locaux. Les violences sont mieux repérées, les victimes et les auteurs mieux pris en charge. Dans ce contexte, le protocole départemental qui a été signé vise à décliner le plan national pour trois ans en Loire-Atlantique.

Il est l’occasion de formaliser le partenariat existant entre les services de l’État, le Département, l’institution judiciaire, ainsi que les autres collectivités territoriales et l’ensemble des actrices et acteurs impliqués dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes. Cet outil permet de mieux connaître le rôle de chacune et chacun, de renforcer la complémentarité des interventions dont la mise en œuvre fera l’objet d’un suivi régulier.

Le 3919 écoute et oriente toujours plus de femmes, quelques chiffres :

  •  50 000 appels par an en moyenne,
  •  327 lieux d’écoute de proximité sont recensés,
  •  1550 places d’hébergement ont été créées depuis le 4e plan 2014-2016 (94 % de l’objectif à atteindre en 2017),
  •  530 téléphones grave danger (TGD) ont été déployés dans les territoires,
  •  plus de 300 000 professionnels ont été formés.

Les violences faites aux femmes sont désormais mieux connues et davantage dénoncées. La tolérance sociale diminue.

Ces violences demeurent massives et tuent encore dans notre société. La persistance de ces violences est intolérable, non seulement car elles bafouent les droits et la dignité des femmes, mais aussi, car elles sont le premier obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ce constat appelle un engagement sans relâche de la part de l’État et de tous les partenaires qui participent à cette politique. Les élus du département de Loire-Atlantique ont désigné la lutte contre ce fléau comme une priorité. Les violations des droits des femmes, qui peuvent prendre des formes très diverses et se traduisent par des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques inacceptables doivent être éradiquées.

Le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences (2017-2019) a pour ambition de permettre à toutes les femmes victimes de violences d’accéder à leurs droits, d’être protégées, et d’avoir le droit d’être accompagnées pour sortir des violences et se reconstruire.

Le plan fixe 3 objectifs :

1. Consolider le parcours de sortie des violences des femmes victimes de violences ;

2. Répondre à la diversité des situations, des territoires et des formes de violences ;

3. Prévenir les violences en luttant contre le sexisme et la récidive.

Le combat contre les violences faites aux femmes est un enjeu essentiel du projet politique du Département qui vise à installer la parité et à protéger les personnes vulnérables.

L’implantation de l’observatoire départemental des violences faites aux femmes en septembre 2016 répond à cet engagement des élus soucieux de se doter d’un outil de pilotage qui s’est vu confier les missions suivantes :

  •  assurer la coordination des actions de prévention et d’accompagnement des violences faites aux femmes menées par les services départementaux, de l’État et de leurs partenaires,
  •  collecter, développer et analyser les données relatives à cette prévention et à cet accompagnement,
  •  rendre lisibles les actions menées et les valoriser,
  •  initier des expérimentations et actions nouvelles en réseau avec les acteurs concernés.

Lutter contre les violences faites aux femmes permet de combattre également les violences faites à leurs enfants, victimes des agissements d’un homme, d’un père destructeur. L’aide apportée à une mère pour restaurer ses droits et s’éloigner d’un compagnon de vie néfaste est ainsi une aide apportée aux mineurs qui partagent sa vie et qui vont retrouver le droit de se construire et de grandir plus sereinement.

Le combat contre cette maltraitance est une priorité de santé publique ; un défi qui engage le Département, ses services et ses travailleurs sociaux depuis de longues années déjà. L’implantation de l’observatoire renforce cette action préventive et curative en affirmant la gravité de ces violences, en visant leur détection précoce, en favorisant l’accompagnement des victimes vers une séparation. Le repérage des faits subis doit s’appuyer sur une vigilance de l’ensemble des partenaires sanitaires et médico-sociaux.

Ce n’est que par une mobilisation collective qu’il est possible de traiter le problème à sa source et de faire reculer les violences sexistes.

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